Rassemblement #BringBackOurGirls

Mardi 13 mai 2014, sur le parvis des droits de l’Homme au Trocadéro, a eu lieu un rassemblement pour protester contre l’enlèvement d’environ 200 lycéennes au Nigéria, par la secte islamiste Boko Haram.

Rappel des faits

Dans la nuit du 13 au 14 avril, plus de 200 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, ont été enlevées dans le dortoir de leur lycée de Chibok, au Nord Est du Nigéria. C’est sous une pluie de balles que les filles ont été kidnappées à l’aide de véhicules, par des militants de la secte islamiste, s’étant fait passer pour des membres de l’armée nigériane, explique la rescapée Deborah Sanya, sur un blog du magazine américain The New Yorker. Ils sont repartis aussi vite qu’ils sont arrivés, en laissant derrière eux plusieurs bâtiments incendiés, dont l’école.

« l’éducation occidentale est un pêché »

Quelques jours plus tard, le lundi 5 mai, le chef du mouvement rebelle, Aboubakar Shekau, a pris la parole pour revendiquer leur acte. « J’ai enlevé vos filles, je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah » a-t-il clamé, dans une vidéo de cinquante-sept minutes, transmis à l’AFP. Il a également précisé qu’il en gardera certaines « comme esclaves ». « J’ai dit que l’éducation occidentale devait cesser. Les filles vous devez quitter l’école et vous marier ». Un message qui reflète bien le nom de la secte qui signifierait « l’éducation occidentale est un pêché ».

Une mobilisation exceptionnelle

Pour exiger leur libération immédiate, dire que l’esclavage est un crime contre l’humanité, et pour que partout le droit des femmes et des filles, le droit universel à l’éducation, les droits humains et fondamentaux soient promus et garantis, L’UNEF a participé au rassemblement #BringBackOurGirls. Etaient également présents l’UNL (Union nationale lycéenne), Amnesty International France, l’Unicef, ainsi que de nombreuses associations féministes comme Osez le féminisme, les efFRONTé-e-s, les FEMEN et bien d’autres encore.

Des slogans et du chant

Du début 18h, jusqu’à la fin aux alentours de 20h, l’UNEF était présente et plus que motivée. Une trentaine d’adhérents de diverses AGE, dont William Martinet, le président lui-même, ont fait le déplacement en cette période de partiels, afin de soutenir ces jeunes filles, ainsi que leur famille. Par leur présence, mais également les slogans qu’ils ont entonnés comme « Sont universels les droits des femmes » ou encore « So ! so ! so ! solidarité avec les femmes du monde entier ». Enfin, avec « L’hymne des femmes » du MLF (Mouvement de libération des femmes), chanté en cœur, par chacun d’entre eux.

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